Le jardin de mon frère.

 

 

 

Comme surgissant de la décomposition de la trahison,

 

Ce jardin reposant vint m’effleurer de la caresse du vent.

 

Égayé par les ébats en chamaille des mésanges et pinsons,

 

Je me surpris en fixant chaque détour de ce paradis charmant.

 

 

 

Ciel étirant l’horizon d’un paysage verdoyant,

 

Souffles d’Éole, écrins de mille tons chatoyants.

 

Arc-en-ciel lumineux, décor d’un ballet d’insectes butinant

 

Au tempo irrégulier d’une scie, d’un marteau percutant.

 

 

 

Le murmure s’éleva et devint tornade,

 

Eparpillant feuilles et pétales,

 

Comme pour me pousser à la croisade,

 

Criant tout bas « Debout », fuis le mal.

 

 

 

Je tentai de fuir tête sous buisson,

 

N’ayant pour seule issue,

 

Que ce conseil du souffle fripon,

 

A souffrir encore le temps d’une mue.

 

 

©Philippe Grimard (21 juillet 2009)