15 ministres pour l’avenir sacrifié de notre jeunesse!
Suite à la réforme constitutionnelle de 1988, le portefeuille de l’éducation nationale a été transféré en 1989 au gouvernement de la communauté française.
Depuis, pas moins de quinze ministres se sont succédé, tentant, chacun et chacune, de faire briller la couleur de sa rustine apposée sur la chambre à air poreuse de notre système scolaire.
Dès 1990, tant le gouvernement que le monde enseignant perdaient de vue les enjeux de l’éducation de nos enfants. Les grèves n’y ont rien changé.
Au lieu de repartir d’une vraie page blanche tenant compte, d’un côté, d’une société qui priorise de plus en plus le profit plutôt que la formation de ceux qui construiront le monde de demain, les décideurs, bien loin des réalités de terrain, découragent et dévalorisent l’implication des éducateurs de nos jeunes pendant que ces derniers réclament et se contentent des miettes de salaire accordées en lieu et place d’une refonte complète de notre système scolaire .
Au lieu de glisser les problèmes sous le tapis, il eut été profitable à tous, si tant est que ce naufrage n’ait pas été orchestré par quelques nantis protégeant leurs précieux privilèges, de donner une chance à tous les citoyens de s’épanouir et de contribuer au développement de la communauté, chacun selon ses compétences.
Les neurosciences, recherches plus profitables à l’évolution des humains qu’une IA, ont démontré que l’amour et la bienveillance étaient le véritable moteur du développement des neurones durant les trois premières années de l’enfance.
-Qu’a-t-on mis en place pour donner la chance, aux familles de tous milieux, d’assurer ce bien-être à chaque enfant avant de les envoyer dans le système scolaire et ainsi éviter la carence éducative, la démission parentale dans son rôle d’apprentissage de la socialisation ?
Les neurosciences ont encore démontré que les enfants étaient dotés d’intelligences différentes, qu’il était du rôle de l’école de détecter ces dernières afin de conduire chacun à s’équiper de compétences par les procédés les plus appropriés.
-Qu’a-t-on mis en place pour créer des classes de maximum 14 élèves avec un enseignant pour les tirer tous vers le haut avec l’appui, dans chaque classe, d’un autre enseignant capable, hors mission de cours, de détecter, d’analyser les besoins différents de chacun dans le but d’adapter les méthodes d’apprentissages aux intelligence de chacun, détecter leur aptitude à en développer les autres formes.
Les nouvelles technologie se combinant les unes aux autres à une vitesse vertigineuses, il ne suffit pas d’en devenir simplement les utilisateurs finals mais de continuer à apprendre tout ce qui a amené à les créer, maîtriser l’envers du décor qui s’étend de manière exponentielle.
-Qu’a-t-on mis en place pour faire évoluer le bagage des enseignants ? Qu’ils puissent mener leur mission à bien, sans être dépassés par des connaissances obsolètes depuis 40 ans, et permettre aux jeunes d’être réellement proactifs et créatifs ?
Certaines technologies tentent de donner l’illusion d’un monde virtuel viable dans le monde réel.
-Que met-on en place pour donner un vrai rôle à chacun dans la société ?
Le monde réel est notre milieu ! Ce milieu est la base d’expériences concrètes permettant à chacun de comprendre tous les apprentissages nécessaires pour vivre dans la société contemporaine.
-Que met-on en place pour redécouvrir que l’étude du milieu est le minimum vital pour induire une démarche scientifique au lieu de croire qu’un programme de notions de base englouties priment sur l’expérience concrète qui devrait les précéder?
Ce sont les enfants qui sont l’avenir et non le profit grandissant d’une minorité.
-Que met-on en place pour créer un système scolaire qui leur donnera toutes les armes, la force de créer le monde de demain en apprenant celui d’aujourd’hui pour en corriger toutes les erreurs ?
Aujourd’hui, vous avez à nouveau décidé de ne pas réécrire le monde de l’éducation, de valider des décrets qui ne forment ni encouragent leurs acteurs et limiteront une fois de plus leurs moyens.
Vous qui avez acquis les compétences pour permettre à la société de fonctionner, qui vous êtes engagés pour le bien-être des citoyens et non du vôtre, qu’allez-vous prendre comme disposition pour leur donner des outils, de vraies équipes éducatives, la chance à nos enfants de comprendre le monde et les enjeux d’aujourd’hui, de créer celui de demain en harmonie avec ce monde vivant dont nous ne sommes que locataires ?
© Philippe Grimard.
















